décidé
de faire la chasse aux importateurs
des pièces contrefaites au coup
de poing. En effet, le durcissement de
la réglementation algérienne en octobre
2009, qui imposait le certificat
d’origine du pays producteur de la
pièce et en décembre, le certificat titulaire
de la marque pour toute pièce
introduite sur le marché algérien, ne
semble pas être bien pris par les importateurs
ou représentants des
grands équipementiers qui opèrent
dans la revente en l’état, sur le marché
algérien.
Ils ont manifesté leur opposition à
une telle mesure face à l’impact que
peut produire celle-ci sur le flux des
importations sur un marché de
l’après-vente demandeur; lors de la
rencontre organisée par la Direction
du commerce au transport (DCP)
conjointement avec l’AC2a, les
concessionnaires aussi importateurs
de pièces d’origine et les équipementiers
présents sur ce marché à la fin
février, des propositions ont été faites
par la communication d’Emannuel
Taillardat, en expert et ancien journaliste
de l’argus français en direction
des pouvoirs publics.
L’expert fera remarquer aussi bien à
l’assistance composée du monde de
l’automobile et de divers secteurs
d’administration (douane, commerce
et autre autorité de contrôle), que face
à lamondialisation et ce qu’elle a induit
comme délocalisations pour une
réduction des coûts de productions et
réorganisation des entrepôts par région
pour permettre aussi unmeilleur
flux dans les meilleurs délais etc.,
exiger un certificat d’origine de production
est plus une tracasserie pour
l’importateur que pour son fournisseur.
Par exemple pour l’équipementierMonroe,
qui est situé en Belgique
ou pour l’équipementier Mahale, en
France, ils sont tous les deux fournis
par plusieurs usines délocalisées par
les constructeurs. Pour le second,
selon les composants : pour la partie
moteur et électronique est fournis des
USA, les filtres proviennent de
l’inde, tout ce qui est roulement du
Mexique etc.
L’mportateur dumarché algérien qui
s’approvisionne de ce magasin central,
qui fournit aussi d’autres pays,
va lui exiger un certificat d‘origine
du producteur et à son tour il va demander
à ses fournisseurs (différentes
usines à travers le monde), à
ce moment l’interlocuteur fait mention
de la norme quiest la meilleure
solution pour éradiquer la contrefaçon
en adoptant les normes régionales
de L’UE, ce qui l’a
considérablement réduite à 0.0005 en
France par exemple. Le communicateur
insiste sur le fait que quel que
soit le lieu de fabrication en Asie ou
en Taiwan, la pièce d’origine de premièremonte
destinée au constructeur
ou celle adaptable destinée à l’aprèsvente
répond déjà au cahier des
charges de celui-ci et aux normes imposées
mondialement au secteur de
l’automobile par les pays. Il citera
évidemment les normes les plus reconnues
comme en se posant la question
si l’Algérie les adoptera. Il
nomera la norme UNECE United
Nations qui existe depuis 1947, celleci
qui a créé 5 entités régionales :
ECE pour la Communauté européenne
(UE), ECAAfrique (Algérie
membre), ESCAP pour l’Asie Pacifique,
CLAC pour l’Amérique latine
et ESCWA pour l’Asie occidentale.
Concernant les équipements dans le
véhicule comme Friction en rechange,
plaquettes de freins, mâchoires
de freins; la plus reconnue est
la ECE R 90 et pour la ligne complète
de l’échappement en rechange
la norme adoptée est le ECR R48 qui
s’affiche évidemment sur les pièces
et concernant l’éclairage et la signalisation.
Une solution semble apparente sur le
marché algérien pour contrecarrer
non seulement les importateurs, qui
sous facture sans la mesure du Credoc
mais aussi la réglementation qui
freine quelque peu ces différents certificats
imposés pour la pièce destinée
à la revente et non dans les
services après-ventes en concession.
Le cas deMotorio, filiale de Renault
a anticipé sur le contexte réglementaire
jugé rigide par l’opérateur du
circuit de l’importation de la pièce.
Ainsi, avecMotorio, Renault va non
seulement se fournir en pièce adaptablemême
si cela va générer un coût
mais aujourd’hui la garantie est fournie
par l’enseigne, voire même au
plan pénal est plus responsable.
D’autres sûrement suivront comme
Eurorépar et autre Motorcraf.
J. D. D |