Après s'être fait épingler par les services du
ministère du Commerce sur la véracité du
nombre de véhicules concernés par le rappel,
Toyota Algérie n'a pas bronché, et aucune
réaction n'est venue apporter des
précisions ou des clarifications. Le concessionnaire
ne parle que de 309 unités, le ministère,
lui, avance 488, une différence de
179, ce qui est énorme. Pour notre part, on
a essayé de vérifier les statistiques, même
si plusieurs lectures peuvent être faites sur
l'ensemble des chiffres. Nous nous
sommes simplement arrêtés à une seule
bévue. On se demande d'où est sorti le chifre
de Toyota sur le modèle Avensis. Dans
son communiqué, il avait annoncé que 03
unités de ce modèle ont été rappelés alors
que le ministère donne le chiffre de 44. Cependant,
en consultant les chifrres donnés
par l'Ac2a, fournis par le représentant de
Toyota en Algérie, on ne trouve pas de
traces du modèle Avensis pour les exercices
2008 et 2009. Aussi on a pu même
avoir celui du mois de janvier 2010. Il n'y
a point d’Avensis. Les chiffres que communique
Toyota Algérie à l'association ne
sont-ils pas justes? Pour celui des 44 annoncé
par le ministère, il
ne peut pas être mis en
doute puisqu’à un moment,
il y a eu un autre
importateur, qui avait
commercialisé ce modèle
et autres pick-up
Hilux en version D4D,
que le concessionnaire
officiel ne ramenait pas
encore à cette époque.
Toyota Algérie vient de
donner une preuve à
ceux qui doutaient par le
passé sur la véracité de
ses volumes de vente publiés dans la presse
nationale et transmis à l'association. On
sent par ces différents glissements que
Toyota Algérie a pris cette campagne à la
légère avec moins de conscience. La réaction
pour une telle crise exige plus de sérieux
et de présence. Toyota Algérie s'est
classé plusieurs années en deuxième position
des meilleures ventes et il est depuis
plusieurs années à ce jour leader sur le segment
des pick-up. Le respect envers ses
nombreux clients est plus que demandé.
Toyota Algérie aurait pu nous donner
plus de précisions quant à la période
durant laquelle ont été commercialisés ses
modèles ou d'organiser une conférence de
presse. Les journalistes auraient posé leurs
questions en toute transparence et le représentant
aurait aussi eu l'occasion de lever
toute équivoque sinon jusqu'à l'heure actuelle
on se posera toujours la même question
à laquelle on attend d'ailleurs une
réponse. Le ministère du Commerce doit
aussi réagir. Il a soulevé un problème et on
attend la suite... |